Dix jours en Ligurie | Des vacances italiennes #1

Je prends enfin le temps de me replonger dans mon voyage en Ligurie… Une dizaine de jours à la fin du mois de septembre à profiter du soleil, de la mer, de la gastronomie italienne et des beaux paysages qu’offre cette région du nord de l’Italie. J’ai organisé ce séjour un peu en dernière minute : je voulais depuis longtemps découvrir les Cinque Terre et la lecture de mon guide consacré à l’Italie du Nord m’a donné beaucoup trop d’envies (la région des lacs, Venise et j’en passe !). J’ai donc pris le parti de restreindre le périmètre de mes pérégrinations : je voulais y aller tranquillement, circuler avec les trains régionaux et prendre le temps de découvrir vraiment la région. Amoureuse de la mer, je me suis concentrée sur la très grande façade maritime qu’offre la Ligurie et ai divisé mon séjour en trois : une première étape autour de Finale Ligure à découvrir une partie de la Riviera du Levant, puis Gènes et ses environs et, enfin, les Cinque Terre ! J’ai ensuite poursuivi mon voyage dans les terres à Florence, Sienne et Bologne dont je vous parlerai à l’occasion d’autres articles.

•| La Riviera di Ponente |•

• Finalborgo •

Sur une carte, Finale Ligure se situait au centre de la Riviera du Ponant et me paraissait donc être une bonne base pour explorer les environs. Ayant trouvé un b&b à prix honnête à Finalborgo, village médiéval classé parmi les plus beaux d’Italie et connu pour être un point de départ pour les randonneurs et les VTTistes, j’ai décidé d’en faire ma première étape.

Le village m’a énormément plu : entièrement piéton en journée, les flâneurs peuvent se promener tranquillement dans les ruelles pavées et les placettes de ce petit bourg au pied des premières montagnes – les Alpes sont proches. Et, je confirme, il s’agit véritablement d’un repère d’amateurs de VTT : à la fin de la journée, au moment de l’Aperetivo (quelle belle tradition !), les rues sont remplies de vélos comme je n’en n’avais jamais vus auparavant…

Les températures étaient encore très élevées pour un mois de septembre, j’ai donc décidé de partir randonner assez tôt en matinée autour du Monte Sordo : les vues étaient magnifiques et ce sentiment de me sentir seule au monde m’a permis de déconnecter de ma vie professionnelle et parisienne quasiment instantanément.

• Varigotti •

A la recherche d’une jolie plage où me baigner, l’office du tourisme de Finalborgo m’a conseillé de me rendre à Varigotti – la plage de Finale Ligure étant particulièrement décevante (habituée à la Bretagne, le concept de plage privée et le non entretien des plages publiques m’a particulièrement perturbée pendant mon séjour). Ce fut un excellent conseil : la plage est agréable et bordée par le village. On s’y rend par des petites venelles situées entre les bâtiments, de simples cubes tout colorés, offrant ainsi de belles perspectives toutes dépaysantes !

• Porto Maurizio (Imperia) •

Ma deuxième journée italienne a débuté avec un agréable trajet en train le long de la mer pour me rendre à Porto Maurizio, une ville un peu moins touristique que Finale Ligure mais qui m’a énormément plu. Les gens que j’ai croisés, parfois juste quelques instants parfois le temps de quelques échanges, ont été extrêmement gentils, à l’instar du vieux monsieur très fier de sa ville que j’ai croisé au tout début de ma balade et qui s’est avéré francophile et francophone ; ou de la petite dame qui a échangé quelques mots en italien en me regardant manger mes trofie au pesto face à la mer. J’ai adoré me perdre (pas tant que ça car j’ai suivi l’itinéraire de l’office du tourisme très bien fait) dans les ruelles de cette petite ville toute en pente.

• Cervo •

J’ai ensuite pris un bus pour me rendre à Cervo, un autre petit village parmi les plus beaux d’Italie (encore !), situé en balcon face à la mer. Je crois que j’ai commencé à effleurer la dolce vita lorsque, après avoir flâné dans les ruelles tout en pente et m’être extasiée sur les magnifiques plantes que les habitants font pousser, je me suis attablée à une terrasse au pied de l’église, face à la mer avec un demi bien frais…

• Oneille (Imperia) •

Je suis ensuite retournée à Oneille où j’ai piqué une tête sur une plage sympathique bordée de très beaux bâtiments puis me suis baladée. Une partie du centre-ville correspond parfaitement au cliché des villes italiennes des films des années 50 je peux avoir : des trottoirs surplombés de grandes arcades et carrelés au sol, des cafés où sonnent le bruit des tasses, les marchands de journaux… La partie donnant sur le port offre un autre aspect de la ville, plus cossu avec les petits yachts qui y sont amarrés et industriel avec les grues sur le quai.

•| Gênes |•

A peine après avoir posé un pied dans la ville de Gênes, le charme avait déjà opéré : les arcades rayées de la l’artère commerçante, les ruelles étroites et sinueuses du centre ancien, les couleurs, la cathédrale, les restaurants, la vie… J’ai été conquise !

Quelques recommandation génoises…

… les délicieux sorbets de la Gelateria Profumo

… un aperetivo Piazza del Erbe

… les commerces du Mercato Orientale

… les pâtes de la trattoria del Galeone (conseil : évitez les toilettes !)

Le lendemain, un dimanche, j’ai décidé de passer une journée tranquille à profiter de la mer et du beau temps en allant sur la plage de Boccadasse, un ancien village de pécheurs. En fin d’après midi, les bars bordant la crique ont commencé à se remplir pour l’aperetivo et une nouvelle bande sonore, faite du bruit des verres qui s’entrechoquent et d’éclats de rire, s’est additionnée au roulis de la mer. Un beau moment que j’aurais aimé partagé avec de bonnes copines. Gênes, je crois que je reviendrais !

•| La Riviera di Levante |•

• Camogli & Nervi •

Après deux journées passées à Gênes, j’ai poursuivi mes sauts de puce sur la côte ligure en découvrant Nervi et – mon coup de cœur de cette journée – la charmante Camogli !

J’ai tout d’abord flâné un peu sur la côte autour de Nervi, entre plages de galets gris, dont la couleur contraste tout particulièrement avec le bleu de la mer, et parasols accrochés directement à la roche.

J’ai ensuite repris le train pour Camogli, très charmante station balnéaire avec son port et sa plage bordés tout deux de magnifiques immeubles colorés. J’y ai retrouvé l’ambiance « films italiens des années 50 » avec des petites terrasses ombragées où des papis prennent leur café avec le journal, de nombreux commerces de bouches (j’ai vu très peu de supermarchés dans les centre-ville pendant mon voyage), les Vespa et les petits camions Piaggio… Que c’était bien !

• Portofino & San Fruttuoso •

Le soir, j’ai posé ma valise dans une maison perdue au milieu des collines, aux abords de Portofino – haut lieu de la jetset (d’après le chauffeur de bus, Berlusconi y aurait une énorme maison !) – et le lendemain, je suis partie randonner vers San Fruttuoso, une abbaye du VIIIe siècle située dans une crique au milieu de nul part. J’ai adoré cette marche : j’ai rencontré quelques randonneurs sympathiques et des biquettes, le vert sombre de végétation contrastait magnifiquement avec le bleu de la mer et l’arrivée à San Fruttuoso est très belle même si un peu incongrue (comment a t’on pu avoir l’idée de construire ici un édifice religieux ?). Pour le retour vers Portofino, je suis passée par la mer et ce fut une bonne idée !

• Les Cinque Terre & Portovenere •

Quelles belles journées j’ai passées dans les Cinque Terre ! (avant également bien sûr, mais nous arrivons au clou de cette traversée de la Ligurie qui est allée crescendo en terme de « wahou »). Certes, il y avait encore beaucoup de monde (pourtant, je m’étais organisée pour y arriver à la toute fin septembre et en semaine) dont beaucoup de personnes qui s’aventurent sur les sentiers de randonnée sans aucune condition physique, mais les paysages et les vues d’en haut sur les villages – des petits joyaux colorés au milieu d’étendues de bleu et de vert – rattrapent tout. Si vous passez dans le coin et aimez randonner, je vous conseille de vous détourner du circuit touristique payant et de vous promener sur les autres sentiers : il y a beaucoup moins de monde, les personnes rencontrées sont en général sympas, les vues très belles et on passe à travers les vignobles – ce que j’adore.

Petit conseil pour les voyageurs à sac à dos, je logeais dans une super auberge, un peu éloignée de la côte mais à l’accueil et l’organisation impeccable et avec un magnifique jardin !

Pour mon dernier jour en Ligurie, je me suis rendue à Portovenere, profiter une dernière fois de la mer, des bâtiments colorés et de la côte découpée. Sur une plage, j’ai rencontré un couple de français qui avait fait le tour de l’Italie en moto et était sur le chemin du retour. Ils respiraient le bonheur et le plaisir d’avoir passé un mois magnifique sur les routes, à avoir admiré ce que l’Italie a à offrir. Leur bonheur et leurs traits détendus ont été contagieux…

 

Ici s’achève la première partie de ces vacances italiennes… Revoir ces photos, relire mon carnet de voyage m’a apporté un peu de soleil et de couleurs dans la grisaille permanente dans laquelle nous vivons depuis quelques semaines (soleil, quand pointeras tu le bout de ton nez ?). J’espère qu’il en a été de même pour vous et que j’ai réussi à vous donner envie de parcourir à votre tour la Ligurie !

2 Replies to “Dix jours en Ligurie | Des vacances italiennes #1”

  1. De belles photos qui donnent envie d’évasion. L’Italie réserve de belles surprises. J’aimerais beaucoup visiter les Cinq Terres!

    1. Merci pour ton commentaire ! Les Cinque Terre valent le coup si tu y randonnes. Sinon, il y a plein de mignons villages en Ligurie beaucoup moins bondés et tout aussi charmants 🙂

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