Une matinée ensoleillée d’avril, nous avons eu envie de nous balader pour observer l’arrivée du printemps. Nous avons alors pris la direction de Sainte Anne du Moulin pour remonter le Gouët jusqu’à ses chaos, d’imposants blocs de granit qui obligent la rivière à se frayer un chemin entre eux. Un moment au calme, à admirer le vert tendre des jeunes feuilles et les rayons du soleil dessiner des arabesques au sol, bercés par le bruit de la rivière.


Les premières randonnées de changement de saison sont celles qui me mettent le plus en joie : je suis à l’affut du moindre petit indice, une jeune pousse, les premières fleurs, les chants des oiseaux… L’arrivée d’une nouvelle saison et de son lot de promesses me transporte toujours autant, malgré les années qui passent. Chaque détail a son importance et je les savoure un à un. Au détour du chemin, tomber sur ce haiku, plein de pragmatisme enfantin et de poésie, niché au creux d’un arbre m’a donc particulièrement fait sourire.


Il existe de nombreuses boucles autour des chaos: nous avons suivi ce circuit, mais il en existe pleins d’autres ! Une prochaine fois, je tenterai peut être de prolonger la randonnée au nord, vers la retenue située aux abords de la Méaugon. La balade peut aussi se coupler avec une pause au bar-restaurant Couleur (non essayé pour notre part).

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